papillon palmivore

9 Conseils pour protéger vos palmiers

Depuis quelques années, deux ravageurs, un Charançon asiatique et un Papillon argentin, constituent la principale menace pour les palmiers.

Le diagnostic est rendu difficile par le mode de vie caché de ces insectes :  bien souvent les premiers symptômes apparaissent plusieurs semaines à plusieurs mois après le début de l'infestation.

9 Conseils pour protéger efficacement vos palmiers et faciliter le diagnostic

Prévenir l’infestation
  • Surveiller régulièrement l’état sanitaire des différents palmiers ;
  • Refuser la plantation des palmiers suspects ;
  • Préférer les sujets de petite taille, pour lesquels l’observation des symptômes est plus accessible ;
  • Éviter de tailler les palmiers en période de vol des adultes (mars à octobre) ;
  • Éviter de causer des blessures aux  palmiers ;
Traiter l'infestation
  • Entourer  les palmiers d’une toile anti-insecte pour emprisonner le papillon dans l’attente de la confirmation de la contamination ;
  • Faire confirmer le diagnostic par un professionnel, car des confusions sont possibles ;
  • Faire intervenir rapidement un professionnel pour donner plus de chance au palmier et éviter la contamination des palmiers voisins ;
Agir après l’infestation
  • Faire procéder à des traitements préventifs des palmiers sensibles.


Pour en savoir plus sur la protection des palmiers

Les ravageurs du palmier

Deux ravageurs du palmier, sur liste des organismes nuisibles de quarantaine des végétaux présents dans l’UE et de lutte obligatoire en France

 Depuis quelques années, deux ravageurs, un Charançon asiatique et un Papillon argentin, constituent la principale menace pour les palmiers.

Leur expansion rapide s‘explique par différents facteurs :

  •  La présence des palmiers hôtes en concentration ;
  • L’absence de prédateurs naturels capables de réguler leur population ;
  • La capacité à parcourir plusieurs kilomètres en vol ;
  • La discrétion de l’insecte, de par son mode de vie interne au palmier ;
  •  Les larves résistent au froid et au gel, grâce notamment aux tissus du palmier en putréfaction, émettant de la chaleur ;
  • Les larves creusent des galeries et se nourrissent des tissus vivants du palmier, causant des dégâts discrets dans un premier temps. Les premiers symptômes n’apparaissent que bien après l’infestation.

Le Papillon palmivore Paysandisia archon

Origine: Argentine, signalé à Hyères depuis 2001

Le cycle de développement se déroule sur 11 mois, au cœur du palmier, de l’automne au début de  l’été  suivant. 

La propagation se fait par le papillon qui pond ses œufs de palmier en palmier.

Le papillon n’est visible qu’en été, pendant la période de vol des adultes s’étalant de mai à septembre. Le vol actif s’observe entre11h et 15h. 

Ce papillon est exclusif  des  palmiers : Livistonia, Phoenix canariensis, Sabal sp, Trachycarpus, Washingtonia et Chamaerops, etc. Trachycarpus fortunei, Chamaerops  humilis  et Brahea  armata  sont particulièrement prisés car ils ont un cœur tendre et leurs fibres facilitent la ponte des œufs.

 Le Charançon rouge du Palmier (CRP) Rhynchophorus ferrugineus

 Origine : Sud-est de l’Asie, signalé dans le Var depuis 2006

Le cycle de développement se déroule sur 4 mois, avec chevauchement des générations. La femelle pond 200 à 300 œufs tout au long de sa vie.

Les  mâles émettent une phéromone d’agrégation qui attire mâles et femelles, en synergie avec l’odeur de palmier .

Les palmiers fortement attaqués perdent leurs palmes et le pourrissement du stipe cause leur mort.

En  Méditerranée ses principaux hôtes sont le Phoenix dactylifera et P. canariensis. Mais il peut s’attaquer à d’autres palmiers comme les Washingtonia, Trachycarpus fortunei, Chamaerops humilis, Jubaea chilensis, Sabal sp, Syagrus romanzioffianum.

La teigne australienne, Opogona omoscopa

 Origine : Australie, signalée dans les Alpes maritime depuis 1998

Ce ravageur secondaire est attirés par les tissus végétaux en décomposition. Les larves creusent dans les couronnes des plantes, dont les palmiers


Pour en savoir plus sur la protection des palmiers


 

La taille des palmiers

Faut-il (nou non) tailler les palmiers ?

La taille des palmiers est l'un des aspects les plus mal compris de la culture du palmier. L’idée qu’un palmier élagué grandit plus vite est fausse : c’est même le contraire!

Chez le palmier, le nombre de palmes permettant son bon état de santé est invariable (à l’inverse des arbres). La suppression des feuilles vertes provoque des carences, réduisant la croissance du palmier. Nous déconseillons le sur-élagage (sauf pour la transplantation de certaines espèces) car il s’agit d’un stress pour la plante. Or tout individu affaibli est plus sensible aux attaques de ravageurs et aux maladies. En outre, les blessures émettent une substance attractive pour les ravageurs.

C’est pourquoi une taille non sanitaire devrait porter uniquement sur les palmes sèches ou sénescentes, être évitée pendant la période de vol des insectes, et suivie d’un traitement adapté.

 

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